lundi 11 février 2019

DISCOURS À L'OCCASION DE LA CÉRÉMONIE DE REMISE DE COMMISSIONS AUX ÉLÈVES-MAGISTRATS AU CSPJ (sept 2017)


DISCOURS À L'OCCASION DE LA CÉRÉMONIE DE REMISE DE COMMISSIONS AUX ÉLÈVES-MAGISTRATS (sept 2017)


Salutations d’usage....

L’heureux hasard a voulu que ce soit moi, Directeur Général du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique, qui ai l’honneur de faire entendre ma voix en vous communiquant les pensées de mon Ministre, Magistrat Heidi FORTUNÉ, en tournée dans le grand Sud du pays pour les causes de notre justice, tâche à laquelle je ne saurais me soustraire puisqu’elle m’a été donnée par un magistrat qui a écrit son nom en lettres d’or dans les annales de notre système judiciaire et qui continue encore à être une fierté tant à l’égard de ses pairs que de nos concitoyens en général. C’est l’occasion pour moi de le féliciter pour ce qu’il est en train d’accomplir au sein du ministère qu’il dirige et aussi le remercier de l’opportunité qu’il m’a offerte pour être sa place à cette grande cérémonie.

En effet, après cette longue traversée du désert imposant la rigueur au niveau de la méthodologie appliquée dans l’examen minutieux des dossiers qui ont été soumis, nous voici aujourd’hui au terme du processus visant à doter notre cher pays de compétences sûres dans l’administration et la distribution de la justice.

Cette cérémonie revêt un cachet spécial vu que les trois plus grandes entités de l’État se rassemblent dans l’enceinte du CSPJ, siège du pouvoir judiciaire, pour présenter à la nation les figures dont la mission sera de permettre à nos cours et tribunaux de rendre la justice au nom de la République, et à qui elle est due. Ce qui se répète assez souvent sur presque toutes les lèvres mais qui laisse la majorité d’entre nous sceptiques voire incrédules et qui attendent une seule chose: “passer de la parole aux actes”.

Si nous sommes là aujourd'hui pour célébrer ce grand évènement c’est parce que, selon la loi portant création du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, il revient au Président de la République, sur recommandation du Conseil, de commissionner les juges devant intégrer les Tribunaux de Paix, ceux des Tribunaux de Première Instance et des Cours d’Appel. Le Président de la République, son Excellence Jovenel MOISE et le Premier Ministre, son Excellence Jack Guy LAFONTANT, soucieux de leur mission qui consiste à mener à bon port le pays en favorisant la bonne marche de nos institutions, se sont mis à l’œuvre en se livrant corps et âme pour le renforcement de notre système judiciaire par la création de nouveaux Tribunaux de Première Instance et par l’intégration, la promotion ou le renouvellement de mandat des juges appelés à se prononcer sur tous les cas qui leur seront soumis, selon la loi et leur conscience.

Assurément après cette séance, dans un temps très proche, vous qui allez recevoir vos commissions partirez chacun, chacune dans la juridiction à laquelle vous êtes affecté (e) pour faire la promesse, en prêtant le serment d’usage, de vous comporter tout au long de votre mandat en bon et loyal magistrat. Et, ce n’est pas tout car pour certains ou certaines d’entre vous il faudra être aguerri par le temps, usé par l’expérience tandis que pour d’autres, offrir à la postérité des modèles dont elle pourra se servir pour la bonne cause de notre justice qui en souffre. Ils ne sont pas légion, les magistrats qui s’acquittent de leur tâche en adéquation avec le serment prêté préalablement.

Cependant, me servant de la trajectoire du Ministre Heidi FORTUNÉ et du contenu de ses textes diffusés en sa qualité de magistrat par voie d’internet, qui nous régalent incessamment, laissez-moi vous dire, mes chers commissionnés, que sa carrière est auréolée de succès grâce à certaines règles dont il a toujours fait ses références et que la cérémonie d’aujourd’hui lui fait cette imposition de vous partager afin que vous soyez à la hauteur des responsabilités qui vous attendent.

Règle no 1: un grand magistrat est celui qui possède des valeurs morales et intellectuelles.

Règle no 2 : un grand magistrat est celui qui se donne à fond dans l’accomplissement de ses tâches.

Règle no 3: un grand magistrat est celui qui n’éprouve aucune crainte dans le traitement des dossiers à lui soumis.

Règle no 4 : un grand magistrat doit-être celui qui impose sa force de caractère dans tout ce qu’il fait dans le cadre de sa fonction.

Règle no5: un grand magistrat est celui qui fait craindre les bandits, les délinquants de quelque corps auquel ils appartiennent.

Règle no 6: un grand magistrat est comme le bon citoyen qui respecte les droits des autres, notamment de ceux contre qui une action est dirigée ou une instruction est menée.

Règle no 7: un grand magistrat est celui qui n’a pas d’état d’âme quand il exerce sa fonction, il est comme la femme aux yeux bandés tenant le glaive à la main.

Règle no 8: un grand magistrat est celui qui n’a pas peur de se prononcer quand un fils de la maison agit mal ou bien quand le corps est victime d’une attaque d’où qu’elle vienne.

Règle no 9: un grand magistrat doit-être un défenseur des principes et de bonnes idées.

Règle no 10: un grand magistrat doit-être un bon collaborateur vis-à-vis de ses pairs et de tous autres avec qui il est appelé à travailler.

Règle no 11: un grand magistrat est celui qui s’oublie pour faire triompher le Droit et la Justice.

Règle no 12 : un grand magistrat est un grand ennemi de la corruption, de l’impunité, de la concussion et aussi de l’incompétence.

Comme les douze(12) disciples qui se rassemblèrent autour d’un seul maître, en la personne de Jésus-Christ, ces douze(12) règles sont comme le fléau qui soutient la balance, symbole d’une justice saine et équitable.

Voilà le message qui vous a été préparé par mon Ministre Magistrat de qui j’emprunte la voix pour vous dire enfin: BON COMBAT!


Heidi FORTUNÉ, Magistrat
Ministre

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